mardi 16 mars 2010

oublie,pidz et System of a down

Pour une des rare fois, Tracteur Jack jouait tout près de la ville soit, à Ste-Thérèze, ou plus précisément, au Monté Christo. Belle soirée de février, pas trop froide, un ptit peu de neige vers la fin mais that's it! Fak J'avais viré la pire brosse la veille, avec entre autre le sound man du Jack. Quess vous voulez quand une ptite racaille par en tour au states avec un de ses band favori en tant que tour manager, ça se fête.... anyways, ma fin de soirée chez Jimmy's sur Hochelag vous a déjà été raconté par mon co-bloggeur enflammé! Je passe donc chercher Djo chez lui en prenant bien soin d'amener une certaine quantité de thé fuckin' haut teneur en théine car on veut être dedans mais quand un café est la dernière chose que t'as bu avant de coucher et que ce café à vite fait de rejoindre ses 5 autres petits frères dès ton réveil une couple d'heure plus tard, benh t'as envie d'un brin d'exotisme! Donc une fois Djo dans l'char, on monte chez Tabasco chercher le band et la van pour finalement revenir dans Hochelag pour ramasser toute la gear du band chez Buck( vous vous souvenez de «Starbuck et les impuissants» ou encore le drummer des Alley Dukes... hey benh, oui oui, c'est notre ami et les gars entreposait leur stock de musique là depuis un mois car ils avaient flushé leur local weird sur Beaubien) On balance donc tout le stock dans la longue van avec juste 2 sièges en avant donc 4 personnes qui reçoivent de la gear dessus aussitôt qu'on pogne un virage. Mettons que nos skills pour loader étaient un peu rackés!!! On fini par trouver Ste-Térèze, pis on fini par trouver le Bar en question. On avait un google maps de marde pis un backgroud de passage à Ste-Thérèze assez restreint. Moi pis Djo benh heureux d'apprendre que le bar est au 2ième étage, on fait le load in dans la cage à escalier qui contient un speaker qui nous balance, à un volume suffisant pour combler la foule d'un festival, des vieux succès dans notre mal de tête. Le stock rendu en haut, Djo monte le stage avec les gars pendant que je fais mon inventaire et que je me gosse une table de merch sous un espèce de saul pleureur en plastique au beau milieu de l'entrée du bar. On se rend compte en pas trop de temps que le pied d'Hi-hat de notre drummer est encore bien au chaud chez Starbuck le roi du rock, dans Hochelag! Le gars de la place, benh smath, fait quelques appels afin d'essayer de nous en trouver un mais en vain. Verdict, Dave prend la van avec Djo pis fait l'allez/retour à Mtl. Oui monsieur! Fak pendant que le band trouvait une pizzeria pas trop loin pis nous grabbait une take out, moi pis le sound man on se retapait les merveilleuse et multiple jonctions que les autoroutes de la rive nord de Montréal savent nous offrir. Par chance je suis doté d'un pas pire sens de l'orientation qui fait en sorte que la feuille de google map pouvait finalement bien servir à simplement essuyer nos mains grasses de Ruffles all dressed que nous dévorâmes en 5 min comme si on avait pas encore manger depuis notre escapade chez Jimmy's. Donc salut Jen( blonde à Buck) merci pour le Hi-Hat, bonne soirée, back to Ste-Thérèze. On arrive, on dévore la pidz pis l'show commence. Les gars y ont été d'une performance de styles feu d'camp. Bonne mais avec peut-être un peut trop de covers. Genre quand machine gun( le drummer) décide de faire un blast beat pour contrer le fait qu'il est en train de jouer une toune de Britney Spears ... yé peut-être temps de jouer une compo! Tout compte fait, c'était un bon spectacle et les gens on trippé juste benh en masse! La crowd était vraiment de style cégep( normal, c'est un bar collégial) et on diarait que ça faisait du bien. C'était sweet de voir des jeunes qui look, quand même sur la brosse, avec le seul désir de danser humoristiquement ou encore de trasher sur les tounes qui rock plus. Tout ça pendant que je me fait expliquer par le nouveau gérant du band comment les gars( que je connais rudement plus que lui) se sentent et comment ça se passe en tournée avec eux. Scuse buddy, c'est moi qui était avec eux l'été passé... pis toi t'existe depuis 2 mois! Sans rancune mais à considérer. À part de tsa, yé benh chill.

Une fois le show fini, on relax un brin dans la loge fuckin' nice du Monté Christo, on joue au pool en buvant quelque bière et en hurlant du System of a down pendant que simultanément on air drum la part de toxicity comme des chefs! C'tait nice le cégep! On load par la porte d'en arrière pis on sacre notre camp dans grand ville en passant par le mini entrepôt, loué par le contrebassiste pendant la journée, afin de ne pas abuser de la gentillesse de ce bon vieux Buck encore longtemps!

-Tender

OK, au Quai

Yo yo yo yo, je sais, je sais, les nouvelles se font rares! J'ai malheureusement une vie en dehors des shows qui me pousse à faire des trucs que j'aime aussi dont aller à l'Université, organiser des événements, essayer de préparer des expositions pis écrire sur un post-it BLOG en gros pis le coller sur mon écran d'ordi! SSSSSOOOOOOOOOOOOOO le show au des BV au Quai s'est très bien déroulé, quand même relax étant donné que les gars avait pas bu une goutte( je sais pas si ça un rapport avec le fait qu'il ont maintenant des dounes mais le drummer, qui en a pas, vous dirait que oui!) C'était la chance de voir la version vidéoclip de la 236 pour la première fois en show. Conclusion: t'es fourrer quand tu connnais la version CD par coeur!!! Première partie cool de Vidéoville, celle de l'autre band ressemblait à l'extrême première partie du show de HARDCORE que t'allais voir dans le sous sol d'un taverne crade quand t'étais en secondaire 2. Genre un drummer qui geule sa vie pis un guitariste qui fait sensiblement la même chose pis c'est pas mal ça! Bref, j'ai pas tant détesté ça! C'était juste un booking un peu spécial.

Nouveauté sur la table de merch: des bracelet de cuir de la compagnie ...B.T.R. AKA moi. Hey oui, votre hôte, qui tente de ne plus être un fantôme, est maroquinier. Donc, 4 beaux bracelets de BonVivant en vrai cuir se retrouvaient à l'entrée du Quai des Brumes(dont 1 au couleur du nouveau chandail: Orange et bleu) juste pour votre humble consommation... mais j'en ai pas vendu un caliss! Spa grave, je les vendrai une autre fois!

D'autre part, je vendais la merch de Kraken ce soir là et d'ailleurs chapeau les boyzzz vous avez fait une sacrament de belle cassette! J'aime ça moi les cassettes, on est LA génération de cassette, pis j'ai un 92 fak ya un lecteur cassette dedans! Si vous avez la chance de voir Le Kraken en show benh, prener là! Ça ramasse en masse, on comprend rien de se qu'ils disent, mais Louis yé benh smat fak y te shoot les paroles par e-mail quand tu y demande. Bref le deuxième band pourrait benh faire la première partie du band à la cassette rouge!

Non je ne suis pas marocain, but I'm a leather worker baby!

Scandalous Dave, Tender, S.Candy

dimanche 7 mars 2010

Weirdos, borders and bowling.

Ça fait longtemps que j'ai pas eu l'occasion d'écrire sur le blog. Ça fait chier un peu parce qu'il s'est passé beaucoup de choses depuis le show de Québec. Premièrement, le show aux foufs a été excellent. J'avais enfin une occasion de boire vu qu'on loadait pas la van après le show et qu'elle était stationnée pour la nuit. Comme de raison, il y avait plusieurs têtes que je connaissais et avec qui ça me fesait plaisir de boire 6-8-10 bières en checkant un bon show. Le co-auteur fantôme du blog y était, marianne-marilou, gaétan, laurence, mélissa, caro, etc... Après le show, j'ai dû tenir ma promesse et aller boire une autre bière aux katacombes avec Mélissa et son ami anglais. C'est là que les choses sont devenues floues... Me rappelle d'avoir parlé avec Scruffy et Dickie de Leatherface, un peu avec JP et le portier, d'avoir acheter 2 pichets qui étaient évidemment de trop... me rappelle avoir eu du fun pas pire. Le lendemain était dans la catégorie double-diamant niveau difficulté au réveil. J'ai dû aller chercher la van à 11h au centre-ville et je me suis rendu compte que j'étais encore chaud en la ramenant chez nous. J'ai ensuite passé la journée à me sentir comme une vidange jusqu'au moment du show à Longueuil, qui était quand même pas pire. Puis, ce fut Peterborough...

Le show de Peterborough mériterait un article à lui tout seul si je pouvais l'écrire en images. Le promoteur s'est pointé une heure et demie en retard avec un restant de sac de pommes et du mozzarella en plastique comme entré, suivi d'un chili et des bagels pour souper. Il avait clairement l'air d'un futur tueur en série. Le genre qui est juste rendu à découper et congeler des chats parce qu'il est encore trop fif pour s'attaquer aux humains, mais qui va éventuellement finir en prison pour 350 ans. Il avait même prévu que les trois bands (Lémuria, nous autres pi Leatherface) aillent dormir chez lui. Ça fesait un peu peur. Son show était de la criss de marde avec genre 20 spectateurs, dont la moitié était du monde de Toronto qui seraient venus de toute façon parce qu'on leur avait parlé quand on avait joué là-bas. J'ai quand même réussi à habillement lui soutirer deux pichets, au moins pour que les gars aillent un peu de fun. Il a dansé comme une soucoupe sur small town girl, et il cruisait une autre extrême weirdo assise au bar dans une camisole en paillette chromée, du rouge à lèvre bleu-noir et 200 livres de ''muscles''. Je me suis dit qu'elle finirait surement par lui mettre une balle dans bouche et le chevaucher dans un donjon... une idée de même. Après le show, on est clairement pas allé coucher chez lui et nous sommes allés à l'hotel.

Le surlendemain, le temps était venu de traverser la frontière; tâche ardue pour un band moindrement connu sans papiers de travail. Hugo et Fred ont pris l'autobus en tant qu'un couple qui allait voyager à Boston, et le reste traversait sous le nom de Bull Shark, un band country-punk qui s'en allait enregistrer un demo à Phoenix. La traversée s'est très bien faite, et une demi-heure après être arrivés à la douane, nous étions de retour sur la route à parler de toutes les aventures qui étaient arrivées à chaque membre du band lors des nombreuses fois qu'ils avaient dû traverser la frontière de nos voisins du sud. Malheureusement pour moi cependant, j'avais dû me débarrasser de tous mes papiers de tournée, de ma merch, et même de toutes mes photos des shows jusqu'à maintenant. Ce qui nous a causé quelques problèmes lors de nos deux premiers shows aux States. J'ai depuis rectifier la situation, et la tournée a pu continuer comme sur des roulettes. C'est dur être tour manager quand tes shits sont pas assez organisées. Tu peux pas donner un horaire précis aux gars, t'as de la misère à répondre à leurs questions et tu finis souvent par arriver en retard. Pi comme t'es toujours soit au bar, soit au lit, soit au volant, t'as jamais le temps de reprendre le dessus sur tes affaires. J'ai beaucoup appris de cette tournée jusqu'à maintenant. Le but est d'être organisé, et surtout de tout préparer le plus possible à l'avance. Ça ira beaucoup mieux la prochaine fois.

Hier c'était une des meilleures journées de la tournée so far. On s'était rendu directement à Asbury Park après le show de New York, donc nous avions toute la journée devant nous. Notre hotel était à 450 mètres de la venue et il fesait chaud et beau. On est allé se promener une partie de la journée sur la main pour magasiner souliers, pillules et alcool. Ça fesait vraiment du bien d'avoir ce genre de journée. On a tous eu la chance de relaxer en masse pour la soirée qui s'en venait, et j,ai eu le temps de compléter les trucs que j'avais à faire. La place oû le show était s'appelle Asbury Lanes et est un vieux centre de bowling reconverti en centre de bowling rock-n-roll. Le stage se monte spécialement sur les allées de quilles et on pouvait même jouer au bowling sur les allées restantes avant le show. La gérante, Layney, était une jolie petite punkette qui sort avec le guitariste des Bouncing Souls et elle nous a reçus comme des princes. On avait des tonnes de bières dans la loge, des repas gratuits au resto du bar, et des petites pastilles rouges en plastique à l'éfigie des Asbury Lanes en tant que drink tickets. On a tous bien profité de tout cet alcool et des drinks absolument surchargés servis par le bar. On a pas mal closé la place et pas mal tout le monde était assez émèché. Le party s'est terminé vers 3-4 heures à l'hotel. C'était vraiment la meilleure soirée à date. Je me suis même pogné un petit teesh de la place en guise de souvenir de cette mémorable veillée.
On est maintenant rendu à Philadelphie, et on drive jusqu'à Richond ce soir même... Un jour je vous metterai des photos de tout ça. Pour l'instant, je dois aller faire ma job.

À prochaine
Nick la RRRRRRRrrrrrrrrrraccccccccaarrrrrrrrrRRRr

samedi 27 février 2010

Lucky number seven??

Bon, on est rendu à Québec... Le show jusqu'à maintenant est excellent et les gars ont même joué Punx not dead, qu'ils ont pratiqué durant le soundcheck à chicoutimi hier soir, pendant que j'étais allé marcher dehors. ''quessé tu fesais dehors, t'as pas une job à faire toé criss??'' bin justement, je me suis permis une petite heure off dont j'avais grandement besoin. J'étais comme un peu à bout de mon énergie, et il me manquait un truc... de l'air frais pi de la paix. Le trajet Toronto-Ottawa était dans le pas pire exigeant niveau concentration sur la conduite, même chose pour le trajet Ottawa-Montréal à 4h du mat, puis ya fallu qu'on tombe sur un blizzard dans le criss de parc en montant au saguenay. Eh oui, encore Dame Nature qui se permet de me faire chier... elle mérite juste que je mette mon recyclage aux vidanges, que je jette mes batteries dans la forêt suédoise comme Polluto et que je me parte une centrale électrique au charbon au milieu de la forêt amazonnienne, sti d'conne. Bref, après tant de kilomètres de marde, j,avais besoin d'un break. Je suis donc allé marcher sur les berges de la rivière, avec ma musique et mon appareil photo. Ça m'a fait l'effet d'environ un an de sommeil. En plus, les gars avaient décidé de me donné off pour le retour en récompense de mon travail et vu que Fred Jacques pouvait pas boire. Je me suis donc permis une tite virée boisson. J'ai quand même vendu ma merch jusqu'au faramineux total de 95$. Après le show on a séparé le band en deux pour aller dormir chez Luc et Mo des Mockin' Birds. Le bord de Luc, oû je suis allé, a été bin relax. Une petite bière (de plus), un brin de jasette pi un sofa. On s'est levé tard le lendemain et nous nous sommes en venus à Québec. À soir on dort à l'hotel avec le spa et la piscine, et je compte bien les utiliser tous les deux. Demain, on est à Montréal, pis t'es mieux d'être là! D'après moi ça va être assez intense.

Sinon à date la tournée se déroule bien. On a joué à London, Toronto deux fois, Ottawa, Ste-Catharine, Chicoutimi et Québec et je crois que je me débrouille assez bien avec ma job de tour manager. J'ai pas encore l'air ultra professionnel aux yeux des promoteurs (i guess), mais je pogne la twist de plus en plus. Je dois juste travailler sur mon entregens et sur imposer mes conditions. On a quand même pris le temps de faire du divertissement en allant au temple de la renommée du hockey à Toronto, au musée de cire des criminels à Niagara Falls (allez-y pas, c'est une crosse plus monumentale que celles commises par les criminels dedans), à l'arcade de Niagara Falls et évidemment aux chutes. On a aussi dormi dans le pire des motels de film d'horreur possible. C'était à Niagara Falls, après le show de Ste-Catharine. Moi et Hugues cherchions des hotels cheaps pour la nuit et on a trouvé celui-là à 45$ la chambre double. On a lu tous les commentaires négatifs et répugnants (aucun positif) sur l'internet, pi on a décidé d'y aller pareil. En arrivant là àa 2h du mat, je sonne à la porte seul dans le noir pendant qu'Hugues va virer la van de bord dans le stationnement. Les lumières sont presque toute éteintes dans la réception... ya pas de lumière non plus dans le parking... puis, une chaise roulante s'avance doucement dans la pénombre, et un handicapé aux yeux apparent en chicane l'un contre l'autre m'ouvre la porte. Ça y est, j'va mourir. Il me fait entrer. Je jette un coup d'oeil autour... pas de piège à ours devant le comptoir... pas de machette caché dans son appui-bras de chaise roulante, et il est définitivement pas un faux handicappé qui va se lever soudainement pour me lutter. Il a une petite voix weird... un peu comme le dude dans la fameuse interview que tout le monde a vu sur facebook oû le journaliste est crampé tout le long. Puis, sa femme se pointe dans le cadre de porte. elle a l'air d'être capable de tuer, démembrer et dévoré quelqu'un tout en se sentant moralement bien. Elle essaie de me faire payer plus cher, mais son truc marche pas. Je finit par payer et partir sain et sauf... Le motel est effectivement dégueulasse, tel que stipuler dans les commentaires sur internet. On a pas de chauffage dans notre chambre et le micro-onde et la lampe ont leur fils qui pendouillent derrière le bureau, sans prise. È 45$, j,imagine que c'est "normal". L,important, c'est vraiment qu'on ne meure pas durant la nuit.
Le show est maintenant fini, je dois ranger ma merch et loader le truck.
Nick la Racaille

vendredi 26 février 2010

Le 5ième jour, Dieu créa les oiseaux... et les tempêtes de neige

Hier c'était le 5ième show de la tournée, à Ottawa. On devait partir de Toronto à midi, mais comme c'est impossible de partir à l'heure, on est partis à 2h. On a premièrement été retardés (dans les deux sens du terme) par des traces de jokes d'oiseaux partout autour de la van, mais nous avons aussi dû aller gonfler notre pneu de trailer parce qu'il ressemblait à un bourrelet du chanteur de Fucked Up. Après, on a pris la route à une vitesse de band en retard a.k.a pas bin bin plus vite que d'habitude. Rendu environ à mi-chemin, le temps a commencé à se dégrader... très rapidement. La petite neige douce qui tombait au début s'est rapidement transformée en blizzard de neige, de slush et de chars dans le clos. Tsé les gros beanbags avec des boules de styromousse à l'intérieur pour s'asseoir, bin c'était exactement comme rouler là-dedans si la moitié était remplie de barbotine couche-tard, bref, c'était dégueulassement dangereux pour tous les autres sauf un pilote expérimenté comme moué! Tout allait relativement bien malgré le sinistre qui s'abattait sur nous. on roulait quand même 90-100 dans notre voie de gauche pendant que les ontariens priaient et appellaient leurs famille à douze kilomètres/heures dans la voie de droite. Puis, de plus en plus ralentis par Nature et les automobilistes ontariens (un jour c't'un p'tit gars pi son père qui déménage de Toronto à Montréal, et le p'tit gars demande à son père: ''heille papa, qu'est-ce qu'on est maintenant qu'on habite au québec?'' et son père lui répond ''on est des québécois fiston'' et son fils lui demande ensuite ''alors avant on était quoi?'' et son père répond ''ontarien'' (on éta rien, t'as catches tu?)) nous nous sommes fait rattrappés par la noirceur. Chauffer dans le blizzard, ok. Chauffer dans le blizzard dans le noir, moins ok. Le traffic a fini par ralentir à 30-40 kilomètres heure tellement la neige s'était accumulée et que nuit était tombée. Les gars commençaient à être bin stressés. Jusqu'à temps qu'un corbillard (pour vrai!) nous dépasse et vienne se mettre juste devant nous. Les yeux rouges du yâble nous fixaient de l'arrière du corbillard, comme s'il nous attendait, comme s'il voulait nous guider vers chez lui. Chaque fois que les autos freinaient, c'était comme si il nous lançait des regards insistants pour qu'on se plie à sa volonté... Il y avait surement plus de muscles tendus dans la van que si on avait été juste 5 plutôt que 8. Soit personne parlait, soit quelqu'un sortait un sacre et un commentaire sur le temps de cul en ontario de cul.

Avec de la patience et du doigté, j'ai finalement mené la cargaison de musiciens à bon port au Babylone à Ottawa. On était vraiment gâtés là! Pour la première fois du tour le promoter nous avait apporté exactement ce qu'on avait demandé sur dans le rider, dont notre buyout que j'ai pris pour manger un bon pad thai au resto d'en face. Les gars ont aussi donné leur meilleure préstation depuis le début de la tournée. On a pas vendu tant de merch, mais quand même assez pour être satisfaits. Après, à 2 heures, on s'est dit que ça serait mieux de se rendre à Montréal tout de suite pour splitter la run de Ottawa à Chicout en deux, histoire de pas devoir partir à 5h du matin. Le retour s'est fait dans l'ouragan Katrina, et la van se trémoussait sur la route comme Paris Hilton sur un homme plus riche qu'elle. On est finalement arrivés à 5h, pi comme un cave, j'ai fait mon lavage, checké mes e-mails pi mon facebook, mangé des chips au glutamate et écrit un criss de blog de 35 minutes.
On se voit dimanche!
Nick la racaille

samedi 20 février 2010

DAAAAHHHHHH!!!

Criss criss crisssss! Dans 7 heures je dois me réveiller pi être en shape. C'est finalement le lancement de la tournée que j'attends avec impatience depuis l'automne. 23 shows d'affilés, de London, Ontario à Orlando, Florida. Je crois bien avoir packeté mes affaires de la bonne façon, en oubliant rien. Je sais bin que dès qu'on va avoir traversé le pont Jacques-Cartier j'va me rendre compte qu'il me manque le truc le plus fuckin important dans vie (je sais pas encore c'est quoi, j'va le savoir demain quand j'va me rendre compte qu'il me le manque), mais c'est toujours ce qui arrive peu importe comment tu prends de temps à te préparer... J'pense bin être mentalement prêt à attaquer la tâche. Demain on se rejoint à 6h30 au local pour loader le trailer. Ensuite on passe prendre la van de Leatherface chez Légaré pi on met le cap sur Toronto, où on va ramasser le band en question. Ensuite on poursuit la route jusqu'à London pour le premier show en début de soirée. J'ai hâte!

Je crois bien m'être relativement bien préparé. J'ai dit aurevoir à tout le monde vendredi en invitant tous mes chums prendre une tite bière chez nous... en fait... 149 bières si personne est venu domper des vides dans mon apart entre le moment où je me suis couché et celui où j'me suis levé pour tout ramasser. C'était fuckin malade de voir autant de gens d'autant de directions différentes venir célébrer mon départ! Les amis d'université à ma blonde, les chumettes de longue date de ma blonde, mes amis de longues dates, mes amis plus récent, vraiment tout le monde y était! On a jasé, bu, trippé, crié, bu, bu, jasé, bu, bu bu bu jusqu'à 7-8h à matin, heure à laquelle un déjeuner chez Jimmy's sur Hochelag s'imposait. J'aime bin le Jimmy sur hochelag... c'est pas tant bon, pas tant fancy, pas tant sexy, mais criss, pour une poignée de change pi un tip, t'as droit d'avoir le monde entier dans ton assiette. Un numéro 1. C'est ça qui faut prendre au Jimmys, sinon, tu te fait comme crosser... Spécial numéro 1 à 6$ = 2 oeufs, jambon ET saucisse ET bacon ET feves au lard ET pain doré ET crêpe ET patates rissolées ET café ET 2 toast pain brun ET un cup de fruits ET une tite feuille de laitue pi une tomate moisie. Tu prends un autre numéro à genre 4,50$ = un cup de fruit, un café pi autant de sucre pi de sel que tu veux... Après ce déjeuner, je suis rentré chez nous tout seul aller rejoindre les derniers qui dormaient, pogner un petit 2 heures et demie de shuteye pi une douche, pour ensuite aller se recuisiner un déjeuner avec les malheureux qui avaient manqué le Jimmy.
Ensuite j'ai passé la journée à préparer la tournée. J'me suis fait un bon ti calepin avec deux pages pour chaque show, avec toutes les informations disponibles bien classée. J'ai essayé d'avoir les informations manquantes auprès des promoteurs, mais semble-t-il qu'ils ont mieux à faire que de prendre MES appels le samedi après-midi. J'ai été porter les 23723719 bouteilles de bières qui trainaient chez nous pour pas faire subir leur encombrement à mon coloc pi ma blonde, pi j'en ai profité pour me faire chicaner par le gars du dep. Criss dude, si tu me charges pas 10 cennes pour chaque bouteille que tu me vends, je reviendrai pas te les porter après pour m'acheter des gratteux, un 6/49 pi un oeuf fondant! Se faire chiâler après par une soucoupe de 39 ans qui travaille au dep du coin depuis qu'il a lâché sa troisième année, ça fait quand même chier, particulièrement quand t'es lendemain de brosse pi que ça fait 8 fois que tu fais l'aller-retour entre son magasin pi ton apart du 4ième étage. Après les bouteilles, j'ai pu me permettre de chiller un peu, de manger un délicieux repas cuisiné par ma blonde, pis de finaliser mon sac. Maintenant yé 11h50, pi chu dû pour aller dormir. Demain la grand route nous attends.
Pogne ton billet pour le show qui est proche de chez vous avant qu'il en reste pu.
yeah
Nick-O-Fred ''la racaille''

lundi 8 février 2010

pre-tour 2010

Bon, dans moins de 2 semaines, je serai à London, Ontario pour le premier show de la tant attendue tournée avec Leatherface. J'ai rencontré Hugo jeudi passé dans ses somptueux bureaux du dernier étage de la place Ville-Marie. On a discuté de ce qui se passerait durant la tournée et ce que j'allais avoir à faire. Ça sera un peu plus complexe que pour les autres shows, mais je vais y arriver pareil. De grosses responsabilités. Gérer les millions de YR et de Leatherface, trouver hotels, bars, restos et randomities, s'assurer que les contrats soient respectés par tout le monde, etc. On a aucun hotel de booké pour la partie chez nos voisins du sud. On va prendre ce qui passe, comme ça fonctionnait dans le bon vieux temps j'imagine. Dormir chez du monde une fois, dans un Super 8 une autre... Et j'ai aussi eu d'excellentes nouvelles sur la fin de la tournée. Comme Leatherface reprendra l'avion de Miami pour retourner en Angleterre, nous devrons rapportez deux vans à Montréal; la leur et la nôtre. Ce qui me permettra de rester quelques jours en Floride pour profiter un peu de leur soleil et de leurs bas et, cerise sur le sundae, ma blonde me rejoindra en avion le jour du dernier show de la tournée pour en profiter avec moi. Ça s'annonce mémorable...

Hugo m'a aussi appris lors de cette rencontre que the Sainte-Catherines donnaient un show au states au moi de mai, plus précisément le jour de ma fête, le 14. Il m'a aussi appris qu'il m'avait déjà pris un billet d'avion pour que je les accompagne lors de ce festival de musique apparement gigantesque. J'ai été très surpris et surtout touché par ce geste. Ça me fait vraiment sentir comme un membre à part entière du band. J'ai vraiment hâte à ce spectacle.

Aussi, j'ai appris aujourd'hui que Leatherface avait perdu leur driver pour la tournée, ce qui signifie que nous devons leur en trouver un autre. Si t'es libre du 21 février au 16 mars, que t'as avez un permis de conduire, un passeport et un léger goût pour l'aventure et que ça t'intéresse, tu peux m'écrire pour m'en parler. Je te dirai toutes les raisons pour lesquelles tu ne devrais PAS te sacrifier pour trainer 4 vieux punks borderline alcooliques dans une fourgonnette à travers les États-Unis pendant un gros 3 semaines, pis si ça t'intéresse encore, tu risques bin d'avoir la job.
Sur ce, je vous souhaite de bonnes vies et aussi davoir la chance de voir Tim Barry en show un moment donné.
Fred... Nico... FRICO!!!